Ce mardi 24 septembre, femmes de chambre, équipiers ou valets manifestaient devant l'hôtel Park Hyatt Paris-Vendôme, un palace parisien.

Employé d'un sous-traitant, la Française de services, en contrat avec le palace situé à quelques mètres de la place Vendôme. Ils étaient là tous ensemble pour faire valoir leur dignité. Une petite piqure de rappel de la lutte en classe en direct des beaux quartiers.

Ces travailleurs se sont donc lancés dans une grève illimitée depuis vendredi dernier. Le résultat est une belle lutte syndicale qui prend valeur de symbole en montrant bien l'existence de deux mondes.

Un monde du travail ou l’on peut abuser de la sous-traitance pour précariser des gens avec des temps partiels pour les contraindre à se tuer à la tâche pour 700 euro par mois pour s’occuper de chambres louées 14 000 euro la nuit.

Un grand bravo à ces hommes et ces femmes qui ont su arracher à leur patronat : un 13eme mois des contrats de travail de 130 heures, la revalorisation de deux primes (150 et 250 euro de plus par mois) et la reconversion de 7 emplois précaire en temps plein.
De cette lutte symbolique, retenons deux choses:
De l’argent il y a dans les caisses du patronat
Il n’y aura pas de conquête sans conquérant