Je ne reviendrai pas sur toutes les déformations de la vérité de cet article mais je vais m’arrêter pour commencer sur l’exemple de la localisation du stade de l’ASVF qui leur fait écrire que le stade « est enclavé en pleine cité ».

Cette localisation farfelue du stade de l’ASVF est révélatrice du parti pris pour la rédaction de cet article qui vise à faire peur et à stigmatiser les habitants du val-de-Fontenay au travers du club de l’ASVF.

La simple utilisation d ‘un logiciel de cartographie permet de voir que le stade est au cœur d'un quartier qui n’est pas « une cité » et qu’il est situé à côté d’un groupe scolaire et d’un Lycée ou a étudié par exemple parmi d’autres élèves Vanessa Paradis. Sans doute que la description de cet environnement social et urbain ne collait pas avec la volonté de faire peur du rédacteur de cet article.

Tout le reste de l’article est malheureusement de la même veine. Le choix de la photo de l’illustration - placée sous le titre « L’AS VAL DE FONTENAY, UN CLUB SOUS HAUTE SURVEILLANCE ? » et simplement légendée « Scène de violence au cours de la rencontre entre l'US Ivry 4 et l'AS Val de Fontenay »- montre 5 jeunes armés de batte de baseball et de bombes lacrymogène. Cette présentation du texte et de l’image relève de la même intention d’amalgame et de stigmatisation que je condamne et pour laquelle j’ai demandé un droit de réponse à la rédaction de Direct Matin.

En effet, les 5 jeunes sur la photo qui illustre l’article sont des jeunes ivryens pris en photo lors du match Ivry -Fontenay du 2 juin dernier sur le stade d’Ivry-sur-Seine et qui ont été interpellés ce mercredi 19 juin pour avoir participé aux violences qui se sont produites. L’enquête qui est actuellement en cours établira les responsabilités des uns et des autres dans les violences qui ont émaillé ce match.
A l’heure où j’écris ces lignes le 21 juin 2013 seul 5 jeunes ivryens sont déférés devant la justice pour leur participation aux bagarres du 2 juin. Aucun joueur de l’ASVF n’est pour le moment mis en examen dans cette triste affaire. L’instruction de la Police Judicaire reconnait pour le moment que tous les fontenaysiens présent ce jour-là n’ont fait que se défendre face aux coups de leurs agresseurs.

Voici donc la triste réalité des faits du 2 juin restituée aujourd’hui par l’enquête policière. On est donc bien loin de la description de l’ASVF qui est présenté comme un club violent.

L’article qui amalgame des faits et déforme la réalité abouti à construire une image négative du club de l’ASVF et par ricochet du quartier et des habitants du Val de Fontenay alors même que ce club comme les nombreuses associations qui interviennent au Val-de-Fontenay contribuent à faire de ce quartier un lieu de vie et de solidarité.

En tant qu’élu aux sports de la ville de Fontenay-sous-Bois, vice-président du Conseil général du Val-de-Marne élu sur ce canton et habitant de ce quartier je peux témoigner que le club de l’ASVF est tout sauf ce club violent que décrit Direct Matin et que le quartier du Val-de-Fontenay est un quartier solidaire et accueillant où l’on peut jouer au football sereinement sans insulte, intimidation ou menace.