Aujourd’hui le Front de Gauche et les forces politiques qui le constituent ont donc la lourde responsabilité historique de permettre et d’organiser avec tous ceux qui, à gauche, ne se ressoudent pas au diktat de Bruxelles et des politiques d’austérité, une riposte de gauche à ce gouvernement.

Il nous faut bien prendre la mesure de cette tâche face à un gouvernement qui va amplifier ses politiques au service du patronat. Chacune des mesures que mène ce gouvernement aura des répercussions pour toute la Gauche car il conduit ses politiques néfastes à notre peuple en se réclamant de la gauche et en ayant été élu par des électeurs de gauche qui sont logiquement déboussolés par cette énième trahison des dirigeants du Parti Socialiste. Et c’est un danger énorme pour la République car ce gouvernement va échouer en enfonçant plus encore notre Nation dans la crise économique condamnant avec lui toute alternative démocratique de gauche si nous ne parvenons pas à organiser une alternative à ce gouvernement. Si ce gouvernement nous entraine dans sa chute, si nous échouons à construire une alternative à gauche à ce gouvernement, nous ouvrons les portes à un retour d’une droite dure et peut être aussi à l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir.

Ce gouvernement va échouer car il mène une politique économique de droite de soumission aux intérêts de la dette et des marchés financiers qui partout où elle a été menée en Europe (Grèce, Espagne, Italie …) a conduit les peuples à la ruine et enrichi les banquiers et les patrons. L’accueil réservé à Manuel Valls, cet été à l’université du Medef, est le témoin, si besoin en était, de pour qui manuel Valls et son gouvernement conduisent leur politique.

Ce gouvernement n’a de gauche que le nom, Manuel Valls est un tenant du social libéralisme qui lorsqu’il s’est présenté devant les électeurs de la primaire du PS il y a deux ans a récolté 5% des suffrages des électeurs du PS. C’est dire à quel point la ligne politique que conduit Manuel Valls ne correspond pas aux aspirations des électeurs de gauche en France. Plus grave, elle ne correspond pas non plus aux intérêts de notre peuple qui n’a pas besoin de plus d’austérité ni de plus d’insécurité sociale mais bien au contraire il a besoin de politiques publiques audacieuses pour contrer la crise économique et juguler un capitalisme mortifère qui chaque jour détruit un peu plus tout ce qui fait la vie sur terre.

C’est à partir de ce constat que nous devons construire le rassemblement à gauche de ce gouvernement ; c’est à cette tâche que nous devons nous atteler pour offrir à notre peuple d’autres alternatives que la soumission au patronat et aux banquiers.