Je siège à la commission des affaires culturelle du Conseil général et à ce titre je peux témoigner si besoin en était de l’apport concret de l’ensemble des travailleurs du spectacle, techniciens ou artistes à la réussite des politiques culturelles que nous menons en Val-de-Marne.

A l’heure ou nos populations sont plongées chaque jour un peu plus dans la crise il est nécessaire de pouvoir continuer à offrir à tous l’accès à la culture. La culture aiguise notre sens critique et est une des clés de notre émancipation, elle est pour chacun un temps d’apaisement et d’épanouissement.

C’est pourquoi, il faut la défendre particulièrement en temps de crise comme nous le faisons par exemple en maintenant des budgets qui permettent d’accompagner la vie culturelle sur nos territoires. Sa défense passe aussi par le statut de ceux qui la font vivre.
C’est pourquoi je ne supporte pas les provocations du Medef qui présente les travailleurs du secteur culturel comme des privilégiés au prétexte que leur indemnité journalière est supérieure à celle perçue par les chômeurs du régime général.
Les soucis d’équité entre les salariés du Medef vont toujours dans le même sens. L’équité pour le patronat c’est tirer les salaires et conditions de travail vers le bas et les profits du grand patronat vers le haut. A cela il faut savoir un moment dire stop.
J’aimerai que le Medef quand il nous parle d’équité il nous parle des revenus patronaux qui s’envolent quand ceux des travailleurs stagnent et diminuent plutôt que pointer du doigt une partie des travailleurs en arguant de la détresse des autres.