Sa vie se confond avec celle de notre parti et avec celle de l’espérance communiste au 20ème siècle dans toute la complexité de ses drames et de ses grands combats.

Sa vie est d’abord le reflet de l’internationalisme : Né en 1916 en France de parents espagnols, elle devient une cadre du Kommintern. C’est a Moscou en 1935 qu’elle épouse le communiste tchèque Artur London. En 1936 elle s'engage dans la guerre civile espagnole. Dans les Brigades internationales elle croise d’autre grande figure du mouvement communiste comme André Marty.

Elle prend part comme des milliers de communistes à la lutte contre le nazisme.
Arrêtée en 1942 par la police française, elle est jugée en 1943 par le tribunal d'Etat français, qui requiert sa condamnation à mort.
Sa peine sera commuée en travaux forcés à perpétuité à la naissance de son fils Gérard, en avril 1943, à la prison La Petite Roquette.
Livrée aux Allemands, elle sera déportée en juin 1944 à Ravensbrück puis à Buchenwald.
Après la guerre, elle s'installe en Tchécoslovaquie où son mari devient vice-ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement communiste.
C’est dans le pays de son mari que se lèvera pour les London le dure hivers communiste qui va briser - jusqu'à la chute du mur de Berlin - tant de communistes sincères.
En 1951, dans le cadre des purges staliniennes, Artur London tombe en disgrâce et est arrêté. Durant ses années de prison, il écrit en français les textes qui serviront de canevas à "L'Aveu" et qu'il transmet clandestinement à sa femme. Dans ces documents, destinés, non à être publiés, mais à informer le Parti communiste français, London décrit les interrogatoires, tortures et procès infligés par le régime stalinien afin de lui extorquer des "aveux".
Artur London, finalement libéré en 1956, se réfugie en France. Pendant longtemps, trop longtemps le PCF restera sourd face à ces drames.

Militante jusqu'au bout, Lise London, est restée adhérente au Parti Communiste Français, dénonçant inlassablement "le dévoiement du socialisme par Staline".
Elle incarne a mes yeux et aux yeux de nombreux communistes membres ou non du PCF la fidélité à un idéal de transformation social qui place l’humain au cœur de tout projet de société bien loin des certitudes, des aveuglements consenties et des crimes de la folie stalinienne.

A l’heure ou sous l’impulsion du Front de Gauche et donc aussi du PCF notre peuple reprend espoir dans sa capacité a résister à la barbarie capitaliste et à construire un monde plus juste, plus solidaire. Le plus bel hommage que nous pouvons rendre a Lise London et à tout les camarades qui nous ont précédé c’est dans ces dernières semaines de campagne de jeter toutes nos forces dans la bataille électorale pour permettre la victoire la plus large possible du Front de Gauche.